Inchiku kick bottom + appâts : une association redoutable !

Tout le monde connait désormais l’impressionnante attractivité de l’inchiku Kick Bottom Hayabusa utilisé seul. Mais ce que beaucoup ignorent est que tout comme le madaï coulissant Free Slide Hayabusa, il est possible de l’associer à des appâts. Il se transforme alors en un leurre d’une redoutable efficacité !

Rajouter des appâts sur un madaï jig (ex : Free Slide Hayabusa) est une astuce que beaucoup de pêcheurs utilisent aujourd’hui. Pourtant, ce type d’association avec un inchiku est beaucoup moins employé. À tord ! Ainsi, tous les essais réalisés sur le terrain de l’inchiku Kick Bottom Hyabusa boosté avec des lanières de céphalopodes nous ont montrés que ce combo est d’une exceptionnelle efficacité ! C’est après tout très logique. L’inchiku imite à merveille un calamar juvénile : une proie de prédilection de tous les carnassiers marins. Il est même la base de la chaine alimentaire pour un grand nombre de prédateurs. Certains comme l’espadon se nourrissent à 90 % de ce céphalopode ! Très nutritif et facile à chasser, le calamar est ainsi une des proies préférées des sparidés carnassiers (ex : dentis, pagres, etc.), des pélagiques (sérioles, thonidés, etc.), des bars, des lieus ou encore des maigres. Une véritable friandise à carnassiers ! Et si vous associez à votre votre inchiku des lanières ou des tentacules, vous rajoutez à votre parfaite imitation les effluves attractifs d’un céphalopode. En fait, c’est comme si vous pêchiez avec un véritable calamar. Résultats garantis !

Le céphalopode : un appât au top !

Le madaï jig Free slide peut être associé avec de nombreux types d’appâts (vers, crevettes, etc.) car son maniement est assez doux. Ainsi, en animation à la japonaise, ce dernier est juste récupéré linéairement sans à-coups. Mais dans le cas de l’inchiku Kick Bottom, le maniement constant jouant sur son articulation fait qu’un appât trop fragile se désolidariserait inévitablement des assist hooks – même en l’entourant d’élastique à ligaturer. Pour ce leurre, un seul appât est suffisamment robuste pour résister à cette animation : le céphalopode. Il lui correspond d’ailleurs parfaitement puisque l’inchiku est l’imitation d’un calamar ! Il sera possible d’utiliser aussi bien de la seiche, du calamar que du poulpe. Vous pouvez ainsi découper des lanières dans le manteau en forme de feuilles. Celles-ci seront piquées à deux reprises sur l’hameçon de chaque assist hook afin de créer une petite vague. De cette façon, votre lanière ondulera de tout son long dans les courants ou lors de l’animation. Vous avez ainsi un appât qui nage comme le ferait un leurre et qui émet des vibrations attirant les prédateurs sur de grandes distances. Associé à sa couleur blanche nacrée et légèrement phosphorescente ainsi que ses effluves très puissantes, ces lanières sont ultra attractives sur tous les carnassiers.

Il est inutile de mettre de trop grosses lanières sur les hameçons de votre Kick Bottom Hayabusa. En effet, de trop gros morceaux auront tendance à se tasser dans la courbure de l’hameçon et à camoufler la pointe – ce qui vous fera fréquemment manquer votre ferrage à la touche. Une simple lanière assez fine suffit à inciter le prédateur à mordre et permet d’avoir toujours la pointe apparente.

Il est également possible d’utiliser les tentacules sur vos assist hooks. Puisque votre Kick Bottom est l’imitation parfaite d’un calamar, ca ne fera que renforcer encore son réalisme ! Attention néanmoins : lorsque les sparidés carnassiers sont méfiants et tatillons, ils ont bien souvent tendance à manger du bout des dents. Les tentacules les plus longs sont alors coupés au ras de l’hameçon. De même, les plus petits tentacules ont tendance à se recroqueviller en arc de cercle et à faire vriller la tresse de l’assist. Signalons d’ailleurs qu’il faudra fréquemment vérifiez la présentation car les tentacules se collent souvent entre elles à cause de leurs ventouses. Vous noterez enfin que si le calamar et la seiche sont très attractifs sur les carnassiers, la chair de poulpe l’est un peu moins. Elle offre néanmoins l’avantage d’avoir une bien meilleure tenue et de résister aux animations les plus violentes.

En utilisant de l’appât sur vos assist hooks, vous apprécierez la solidité impressionnante de l’octopus et du revêtement du corps du Kick Bottom ! C’est important car les carnassiers ont tendance à mâcher à plusieurs reprises le leurre quand on l’associe à des appâts. L’octopus est en effet d’une impressionnante robustesse tout en étant très souple. De même, le corps de cet inchiku dispose de 6 couches de vernis – dont 3 en époxy (comme tous les leurres métalliques de la gamme Hayabusa). Résultat : votre Kick Bottom résiste parfaitement dans le temps aux attaques de prédateurs possèdant de puissantes mâchoires (ex : pagres, dentis, etc.) et conserve bien plus longtemps son revêtement holographique à facettes si attractif. Ainsi, nous avons un Kick Bottom Hayabusa ayant pris plus d’une dizaine de pagres et qui n’a que quelques éraflures !

L’animation : en souplesse !

Même si lanières et tentacules sont très robustes et tiennent assez bien, elles auront tendance à glisser de l’hameçon lors d’une animation trop violente comme par exemple le speed jigging. Un maniement relativement doux sera donc préconisé quand vous pêchez avec votre Kick Bottom associé à un appât. Le principe sera de profiter de l’articulation entre le corps de l’inchiku et son octopus. Cette nage très fluide est en effet ultra attractive sur tous les carnassiers. Il existe différents types d’animations pour que votre combo Kick Bottom / appâts soit hyper efficace en action de pêche.

• Pêche en traction

La technique de la pêche en traction est idéale avec l’inchiku Kick Bottom associé à un appât. Vous bénéficiez en effet de toute l’attractivité donnée par l’articulation avec l’octopus tout en préservant le maintien des lanières de céphalopodes sur les assists. Cette traction sera assez lente et le maniement s’effectuera avec une grande amplitude. La canne sera levée haut vers le ciel de façon progressive puis le scion sera redescendu doucement vers la surface. Nous vous recommandons de bien ressentir le poids de l’inchiku en gardant votre bannière tendue lorsque vous rabaissez votre canne. En effet, les touches à la descente sont fréquentes car cette étape est très attractive sur les carnassiers marins. L’amplitude de ce mouvement de dandine sera d’environ 2 m.

Pour les carnassiers benthiques vivant à proximité immédiate du substrat, cette pêche en traction s’effectuera sans mouliner. Le jeu consistera juste à libérer ou à ramener du fil afin de rester à proximité immédiate du fond. Pour pouvoir intéresser également les prédateurs pélagiques (sérioles, pélamides, etc.), il sera également possible d’effectuer une pêche en traction ascendante sur 5 à 10 m en récupérant le fil à chaque fois que vous rabaissez la canne. En laissant recouler l’inchiku après 4 à 5 animations, vous avez ainsi l’assurance d’avoir intéressé aussi bien les carnassiers chassant sur le fond que les pélagiques vivant plus en pleine eau.

Lors de nos essais sur le terrain, nous avons découvert une animation fonctionnant très bien sur les sparidés carnassiers (pagres, dentis, gros pageots, etc.) Elle consiste à effectuer une courte série de tractions ascendantes rapides en partant du fond puis de stopper net la récupération et d’attendre. Cette attente peut durer plusieurs dizaines de secondes. Cette récupération rapide attire irrésistiblement le prédateur présent qui poursuit le leurre par pure agressivité. En effet, un carnassier est « programmé » pour suivre ce qui le fuit. Emporté par son élan, il se trouve alors devant cette imitation de calamar et les lanières de céphalopodes finissent de le convaincre à attaquer. Lorsque les pagres étaient bien actifs, nous avons ainsi pu en ferrer jusqu’à 6 en une seule cession de cette façon. Cette animation étant plus rapide, il faudra juste vérifier plus souvent vos appâts ou utiliser du poulpe qui tient mieux à l’hameçon. Une astuce d’une redoutable efficacité sur des prédateurs actifs !

• Animation minimaliste au ras du fond

Ce maniement est recommandé quand la pêche en traction ne fonctionne pas ou que vous enregistrez des touches mais que les poissons ne mordent pas franchement. Lorsque la dérive est assez rapide, il est possible de juste soutenir votre Kick Bottom à proximité du fond. Le maniement minimaliste consistera uniquement à effectuer une forme de dandine douce de faible amplitude. Le mouvement du poignet doit être souple et assez lent. Il s’agit juste de faire jouer l’articulation entre le corps et l’octopus de votre inchiku. Prendre contact régulièrement avec le substrat vous permettra de suivre au plus prés les reliefs. Attention néanmoins de ne pas effectuer ce maniement dans les zones trop encombrées de roches afin d’éviter les accrochages ! Des secs de type plateaux rocheux ou des tombants constitués d’éboulis sont ainsi excellents pour les dentis, les chapons, les bars, les lieus, etc. Des fonds coralligènes ou sableux sont très appréciés par certains sparidés carnassiers comme les pagres, les beaux pageots, etc. Ce type de substrat est également idéal pour rechercher les rougets grondins, les raies, les merlus, etc. Pour ces espèces, n’hésitez pas à « gratter » de temps en temps le fond afin de soulever de petits nuages de particules attractifs. La touche de la raie est particulière car sa gueule étant située en dessous, elle doit recouvrir de son corps votre inchiku. Vous aurez ainsi l’impression d’avoir plusieurs touches successives suivies d’une tension progressive.

En cas de petites touches inferrables de poissons mordant mal, il sera même possible de juste soutenir votre inchiku en suivant au ras du fond les reliefs sans aucun autre maniement. Avec une bonne vitesse de dérive, le leurre nage alors de lui-même dans les courants et les lanières ondulent tout en diffusant leurs effluves attractifs. Cette technique du « do nothing » peut paraitre étonnante. Elle fait pourtant régulièrement la différence quand les poissons sont très difficiles et qu’ils ne réagissent pas à un leurre animé. Cette technique est également excellente quand les prédateurs sont amorphes et qu’ils tiennent obstinément le fond. Le principe est de ne pas les effaroucher et de passer au plus prés d’eux afin qu’ils n’aient à couvrir qu’une très faible distance pour se saisir de l’appât. On leur propose littéralement une friandise juste sous le nez : de quoi faire craquer les carnassiers les plus méfiants !